Résumé : Ils sont deux, au milieu de dizaines d'autres. Une fille et un garçon. Ils se ressemblent par leur faculté d'être en dehors du monde, de l'observer à distance. Ils n'avaient ni l'un ni l'autre très envie de partir en colonie de vacances. Ils n'ont pas d'amis. Il serait plus juste de dire qu'ils les fuient. Le premier jour, la mort accidentelle d'un de leurs camarades tisse un lien étrange entre eux. Elle tombe amoureuse de lui. Dorénavant, toutes ses journées seront occupées à le regarder, en tentant d'être la plus discrète possible, et à trouver les moyens de se rapprocher de lui. Par exemple en distribuant le courrier le matin, dans l'espoir de pouvoir un jour lui remettre une lettre. Et en finissant par en écrire une elle-même, puisqu'il n'en reçoit jamais. Mais sans la signer, bien sûr. Serge Perez fait parler à tour de rôle ces deux solitaires, ce garçon et cette fille qui ne se parleront jamais. Lui, caustique et triste, qui attend simplement que les vacances finissent. Elle, qui ne cesse de lui envoyer des signaux invisibles, totalement obnubilée par cet amour. Chaque journée est racontée par l'un et par l'autre, et leurs récits mêlés font apparaître un tissu de malentendus minuscules et de frôlements qui n'aboutissent jamais. Pendant ce temps, jour après jour, la pluie tombe, confinant les enfants et les adultes à l'intérieur des murs, déposant un voile de douceur et de silence sur cette histoire d'amour. Comme dans ses précédents livres, Serge Perez excelle à décrire la solitude intérieure. Les pensées de ses personnages ressemblent à des fourmis travaillant sans relâche à fabriquer de l'espoir pour le lendemain. La trilogie de Serge Perez: "Les Oreilles en pointe", "Comme des adieux" et "La pluie comme elle tombe".